Publié le 15 mai 2024

Le prix médian affiché dans les médias est un indicateur trompeur qui masque les dynamiques réelles de votre micro-marché immobilier au Québec.

  • Il ignore les fortes disparités de prix entre des rues adjacentes d’un même quartier.
  • Il est faussé par les variations saisonnières propres au Québec et par la composition des ventes (luxe vs entrée de gamme).

Recommandation : Cessez de vous fier au prix global et analysez les comparables vendus au prix par pied carré, ajustés pour la saisonnalité, sur un périmètre de moins de 500 mètres.

Vous parcourez les nouvelles et lisez que le prix médian des maisons unifamiliales à Montréal ou à Québec a légèrement baissé ce trimestre. Pourtant, chaque propriété que vous visitez dans le quartier de vos rêves semble non seulement démentir cette tendance, mais aussi s’afficher à un prix qui vous paraît déconnecté de la réalité du marché. Cette frustration est légitime et partagée par de nombreux acheteurs au Québec. Elle ne vient pas de votre perception, mais de la nature même de l’indicateur que tout le monde regarde : le prix médian.

La plupart des analyses se contentent de dire que le prix médian est plus fiable que le prix moyen car il est moins sensible aux valeurs extrêmes. C’est vrai, mais c’est une explication très incomplète. Ce conseil généraliste ne vous aide pas à comprendre pourquoi la maison de la rue De Lorimier est 150 000 $ plus chère que celle, similaire, de la rue voisine. La clé n’est pas de simplement préférer un type de moyenne à un autre. Il s’agit de comprendre que le prix médian est un artefact statistique, une photo floue et aplatie d’un paysage immobilier complexe et tridimensionnel.

Mais si la véritable clé n’était pas de subir cette statistique, mais plutôt de la déconstruire pour en extraire l’information pertinente ? Cet article n’est pas un énième plaidoyer pour le prix médian. C’est un guide d’analyste qui vous apprendra à lire entre les lignes des données immobilières québécoises. Nous allons disséquer les biais qui faussent cet indicateur, vous montrer quels chiffres comptent vraiment et vous donner les outils pour évaluer la juste valeur marchande d’une propriété, rue par rue.

Pour vous guider dans cette analyse, nous allons explorer en détail les pièges des statistiques immobilières et les méthodes concrètes pour les déjouer. Ce guide structuré vous permettra de passer du statut d’observateur passif à celui d’acheteur averti, capable de décrypter le marché local mieux que quiconque.

Pourquoi le prix médian d’un arrondissement ne veut rien dire pour une rue spécifique ?

Le piège le plus courant est de prendre le prix médian d’une vaste zone géographique, comme un arrondissement de Montréal ou un quartier de Québec, et de l’appliquer à une propriété individuelle. C’est une erreur fondamentale, car l’immobilier n’est pas un marché homogène, mais une mosaïque de micro-marchés. La valeur d’une maison est dictée par son environnement immédiat : la qualité de la ruelle, la proximité d’un parc, le bruit, l’ensoleillement et le type de voisins. Deux rues parallèles peuvent avoir des réalités de prix totalement différentes.

Un prix médian d’arrondissement agrège des centaines de transactions, lissant ces différences cruciales jusqu’à les rendre invisibles. Il mélange la valeur d’un bungalow sur une artère bruyante avec celle d’une maison victorienne dans une rue paisible et bordée d’arbres. Le chiffre final ne représente ni l’une ni l’autre. Par exemple, des données de l’Association professionnelle des courtiers immobiliers du Québec (APCIQ) ont déjà montré une surenchère moyenne de 8% à Québec, représentant des écarts significatifs qui ne sont pas visibles dans une médiane globale.

Le cas d’Outremont à Montréal est une illustration parfaite. Alors que le quartier voyait des surenchères massives en 2022, certaines de ces mêmes maisons se sont vendues bien en dessous du prix demandé pendant les hivers suivants. Cette volatilité à l’échelle de quelques rues démontre que la véritable analyse doit se faire à une échelle chirurgicale. Un acheteur qui se fie uniquement à la médiane de l’arrondissement risque soit de surpayer une propriété dans un secteur moins coté, soit de passer à côté d’une bonne affaire en pensant qu’elle est trop chère par rapport à une moyenne qui ne la concerne pas.

L’erreur de comparer le prix médian de janvier avec celui de juin sans ajustement saisonnier

Le marché immobilier québécois est profondément marqué par la saisonnalité, un facteur culturel et climatique que les statistiques brutes ignorent souvent. Comparer le prix médian de janvier, un mois traditionnellement lent, avec celui de juin, en pleine effervescence pré-déménagements du 1er juillet, est une analyse erronée. Le volume et le type de propriétés vendues ne sont pas les mêmes, ce qui biaise directement le résultat.

En hiver, les transactions sont moins nombreuses. Souvent, seules les propriétés qui doivent être vendues (succession, mutation professionnelle) sont sur le marché. Au printemps, l’inventaire explose. Les familles cherchent à acheter avant la rentrée scolaire et le marché est inondé de propriétés de toutes gammes, notamment des maisons avec jardins qui se présentent mieux sous le soleil. Cette augmentation de l’activité est quantifiable ; des analyses de l’APCIQ ont déjà observé une augmentation des transactions de 12% en juillet, illustrant ce pic estival. Une hausse du prix médian en juin ne signifie donc pas forcément que votre maison a pris de la valeur, mais plutôt que la composition des ventes a changé en faveur de biens plus chers.

Pour bien comprendre l’impact des saisons, il est utile de visualiser ce cycle. L’illustration ci-dessous montre comment une même rue peut présenter une dynamique de marché radicalement différente entre le début du printemps et le cœur de l’été.

Graphique conceptuel montrant les variations saisonnières du marché immobilier québécois

Comme le suggère cette image, un analyste sérieux ne compare jamais des données brutes d’un mois à l’autre. Il les compare à la même période de l’année précédente (ex: juin 2024 vs juin 2023) ou utilise des données désaisonnalisées. En tant qu’acheteur, méfiez-vous des titres annonçant des « hausses record » au printemps. La réalité est souvent plus une question de rythme saisonnier que de véritable flambée des prix.

Comment une baisse des ventes de maisons de luxe fausse le prix médian global à la baisse ?

Un autre biais majeur qui transforme le prix médian en artefact statistique est le biais de composition. Le prix médian n’est pas le prix d’une « maison type », c’est simplement le prix de la maison qui se trouve au milieu de toutes les ventes classées par ordre de prix. Par conséquent, si la composition des biens vendus change, le médian changera avec, même si la valeur de chaque maison individuelle reste stable.

Imaginons un scénario simple : sur un marché de 11 ventes, si les 5 maisons les moins chères et les 5 plus chères se vendent comme d’habitude, le prix médian sera celui de la 6ème maison. Mais que se passe-t-il si, en raison d’une hausse des taux d’intérêt, les acheteurs de maisons de luxe (le haut de la liste) décident de reporter leur projet ? Soudain, il y a moins de ventes à prix très élevé. Le nouveau « milieu » de la liste se décale mécaniquement vers le bas. Le prix médian baisse, donnant l’impression d’une correction de marché, alors qu’en réalité, le prix des maisons de gamme moyenne n’a peut-être pas bougé du tout.

Ce phénomène est particulièrement visible dans les marchés comme Montréal. Une analyse de Radio-Canada a mis en lumière que les secteurs les plus riches sont souvent les premiers et les plus affectés par les corrections de prix. Il a été rapporté que tout le segment du luxe à Montréal a clairement sous-performé depuis la pandémie, ce qui a un effet modérateur sur l’indice global du prix médian. Un acheteur non averti pourrait croire que c’est le moment idéal pour acheter une propriété de gamme moyenne, alors que la baisse affichée ne reflète qu’un ralentissement sur un segment qui ne le concerne pas.

Prix total vs prix au pi² : quel indicateur est le plus fiable pour comparer des condos ?

Pour les copropriétés (condos), se fier au prix de vente total est encore plus trompeur que pour les maisons. Comparer un 3 ½ de 600 pieds carrés avec un 5 ½ de 1200 pieds carrés sur la base de leur prix final n’a aucun sens. L’indicateur le plus pertinent et le plus utilisé par les évaluateurs et les analystes pour ce type de bien est le prix au pied carré (pi²). Il permet de normaliser la comparaison et d’obtenir une vision beaucoup plus juste de la valeur.

Cependant, même le prix au pi² brut doit être utilisé avec intelligence. Tous les pieds carrés n’ont pas la même valeur. Un pied carré au sous-sol ne vaut pas un pied carré dans une chambre avec une vue panoramique. Un balcon, bien qu’étant un atout, n’a pas la même valeur qu’une surface intérieure habitable. C’est pourquoi les experts utilisent une méthode de pondération pour calculer un « pied carré équivalent » afin de comparer ce qui est comparable.

Pour un acheteur, il n’est pas nécessaire de faire des calculs complexes, mais comprendre ce principe est essentiel pour ne pas surpayer un condo dont la superficie est « gonflée » par des espaces de moindre valeur. Une analyse fine consiste à évaluer la qualité et l’utilité de chaque pied carré, et pas seulement leur quantité. Un condo bien conçu de 900 pi² peut être plus fonctionnel et valoir plus au pi² qu’un autre mal configuré de 1000 pi².

Plan d’action : Pondérer la valeur du pied carré

  1. Attribuer la pleine valeur : Donnez 100% de la valeur du prix au pi² aux étages principaux habitables (salon, chambres, cuisine).
  2. Pondérer le sous-sol : Appliquez une pondération de 50% pour un sous-sol bien aménagé, avec des fenêtres de taille réglementaire et une bonne hauteur sous plafond.
  3. Calculer les espaces extérieurs : Estimez la valeur d’un balcon ou d’une terrasse à environ 25% de la valeur du pied carré intérieur.
  4. Exclure les non-habitables : Le stationnement intérieur et les espaces de rangement ne doivent pas être inclus dans le calcul de la superficie habitable pour le prix au pi². Ils ont leur propre valeur, à comparer séparément.
  5. Ajuster pour la finition : Appliquez un bonus pour des caractéristiques supérieures (plafonds de plus de 9 pieds, finitions haut de gamme) et un malus pour des éléments désuets.

Prix affiché vs prix vendu : pourquoi ignorer les prix demandés pour évaluer la juste valeur marchande ?

Une erreur fréquente chez les acheteurs est de baser leur perception de la valeur d’un quartier sur les prix affichés sur Centris. Le prix demandé n’est pas une donnée de marché ; c’est une stratégie de marketing. Il peut être volontairement gonflé par le vendeur pour se donner une marge de négociation, ou au contraire, affiché bas pour provoquer une surenchère. Ce chiffre est influencé par les émotions, les attentes du vendeur et les conseils de son courtier, mais il ne représente en rien la « juste valeur marchande ».

La seule donnée qui compte pour un analyste est le prix de vente réel, celui qui est enregistré au Registre foncier du Québec après la transaction. C’est ce chiffre qui reflète le point de rencontre entre ce qu’un acheteur était prêt à payer et ce qu’un vendeur était prêt à accepter. Analyser les prix affichés vous expose à un puissant biais cognitif : l’ancrage. Si vous voyez une maison affichée à 700 000 $, votre cerveau utilisera ce chiffre comme référence. Obtenir 30 000 $ de rabais vous semblera être une bonne affaire, même si la valeur réelle de la maison n’était que de 620 000 $.

Pour évaluer correctement une propriété, vous devez donc ignorer les prix demandés des propriétés actuellement sur le marché et vous concentrer exclusivement sur les « comparables vendus » : des propriétés similaires à celle que vous visez, vendues dans les 6 derniers mois et dans un rayon géographique très proche. Votre courtier immobilier a accès à ces données via des outils comme JLR. C’est sur cette base, et non sur les ambitions des vendeurs voisins, que vous pourrez construire une offre d’achat solide et justifiée.

Quand une propriété « remise à neuf » sur Centris cache-t-elle un problème majeur ?

Les propriétés présentées comme « entièrement rénovées » ou « remises à neuf » sont particulièrement attrayantes sur Centris. Elles promettent un emménagement sans tracas, avec une cuisine moderne et une salle de bain au goût du jour. Cependant, cette façade étincelante peut parfois cacher des problèmes structurels bien plus graves et coûteux. Il est essentiel de faire la distinction entre une rénovation esthétique (un « flip ») et une véritable mise à niveau structurelle.

Un « flip » rapide se concentre sur les éléments visibles et à fort impact émotionnel : peinture fraîche, nouveaux planchers flottants, comptoirs en quartz, luminaires modernes. Malheureusement, cette couche de neuf peut servir à masquer des défauts majeurs. Les signes qui doivent vous alerter incluent une attention obsessionnelle aux finitions de surface, mais un panneau électrique d’origine, une plomberie vieillissante ou des fenêtres anciennes. Une peinture neuve au sous-sol peut dissimuler des traces d’infiltration d’eau ou des fissures dans la fondation. Un plancher impeccable peut cacher une structure affaissée.

La règle d’or est simple : ne jamais se fier à l’apparence. La seule façon de connaître l’état réel d’une propriété, surtout si elle a été récemment rénovée par un investisseur, est de mandater une inspection préachat rigoureuse. Choisissez un inspecteur en bâtiment qualifié, membre d’une association reconnue comme l’AIBQ (Association des inspecteurs en bâtiment du Québec). Il saura regarder au-delà de la mise en scène pour vérifier les composants essentiels : la toiture, la structure, l’électricité, la plomberie, l’isolation et la ventilation. Le coût d’une inspection est minime par rapport aux milliers de dollars que pourraient coûter des vices cachés.

Comment la valeur économique d’un immeuble diffère-t-elle de sa valeur marchande ?

Lorsqu’on analyse un petit immeuble à revenus (plex, triplex), il est fondamental de comprendre qu’il possède deux types de valeurs qui ne sont pas interchangeables : la valeur marchande et la valeur économique. Confondre les deux est une erreur d’analyse majeure, que vous soyez investisseur ou propriétaire-occupant. La valeur marchande est ce que le marché est prêt à payer pour la brique et le terrain, basée sur les comparables vendus. Elle intéresse principalement le propriétaire-occupant qui cherche un lieu de vie.

La valeur économique, quant à elle, est purement financière. Elle est calculée en fonction de la capacité de l’immeuble à générer des revenus. L’approche la plus courante au Québec est d’utiliser le Multiplicateur de Revenu Brut (MRB), où l’on multiplie les revenus locatifs annuels par un facteur (souvent entre 8 et 12, selon le secteur et l’état de l’immeuble). Cette valeur intéresse l’investisseur pur, pour qui l’immeuble est avant tout un actif financier. Le Tribunal administratif du logement (TAL) a un impact direct et significatif sur cette valeur, car ses règles sur les augmentations de loyer limitent le potentiel de croissance des revenus.

Le tableau suivant, basé sur des méthodes d’évaluation reconnues au Québec, synthétise les différences clés entre ces deux approches. Une analyse de Xpertsource fournit un cadre comparatif détaillé de ces méthodes.

Valeur économique vs Valeur marchande d’un plex
Critère Valeur économique Valeur marchande
Base de calcul Revenus locatifs x MRB (8-12x) Comparables vendus
Intéresse Investisseurs Propriétaires-occupants
Facteurs clés Loyers, taux d’occupation Emplacement, état
Impact TAL Très élevé (limite hausses) Modéré

Un plex dans un quartier très recherché peut avoir une valeur marchande très élevée en raison de la forte demande des propriétaires-occupants, même si ses revenus locatifs sont bas et que sa valeur économique est faible. Inversement, un immeuble dans un secteur moins à la mode mais avec des loyers optimisés peut avoir une excellente valeur économique. En tant qu’acheteur, vous devez d’abord définir votre objectif (habiter ou investir ?) pour savoir quelle valeur prioriser.

À retenir

  • Analysez des micro-marchés (échelle de la rue) plutôt que des arrondissements pour saisir la vraie valeur.
  • Ajustez toujours votre analyse en fonction de la saisonnalité et de la composition des ventes (biais du luxe) pour éviter les conclusions hâtives.
  • Privilégiez le prix au pied carré (pi²) pour les condos et basez toujours votre évaluation sur les prix vendus, jamais sur les prix demandés.

Comment utiliser les filtres avancés de Centris pour trouver les perles rares avant tout le monde ?

Maintenant que vous savez comment déconstruire les statistiques, il est temps de passer à l’action. Centris.ca est bien plus qu’un simple portail de fiches immobilières ; c’est un outil de recherche puissant si l’on sait utiliser ses filtres avancés. Au lieu de subir le flot de nouvelles inscriptions, vous pouvez adopter une approche proactive pour identifier les opportunités que les autres ne voient pas : les propriétés avec des vendeurs motivés ou un potentiel caché.

Une stratégie efficace consiste à inverser la logique de recherche. Au lieu de trier par « Nouveautés », filtrez par « Nombre de jours sur le marché » en ordre décroissant. Une propriété en vente depuis plus de 90 ou 120 jours a souvent un vendeur plus flexible et ouvert à la négociation. Des données montrent que les propriétés plus chères, au-dessus de 500 000 $, restent en moyenne plus longtemps sur le marché car le bassin d’acheteurs est plus restreint. C’est une information précieuse pour cibler des biens où votre pouvoir de négociation est plus grand.

Une autre technique puissante est la recherche par mots-clés dans la description. Chercher des termes comme « succession », « reprise de finance » ou « vendeur motivé » peut révéler des situations où la rapidité de la vente prime sur le prix. De même, des mots comme « à rénover », « gros potentiel » ou « prix révisé » peuvent vous mener vers des propriétés dont la valeur n’est pas évidente au premier coup d’œil, mais qui représentent d’excellentes occasions pour qui n’a pas peur des travaux. Voici quelques techniques pour transformer Centris en un outil de détection d’opportunités :

  • Utiliser le tri inversé : Filtrez par « Nb. jours sur le marché > 90 » pour identifier les vendeurs potentiellement plus négociables.
  • Rechercher les mots-clés stratégiques : Tapez « succession », « reprise de finance » ou « vendeur motivé » dans la barre de recherche.
  • Chercher le potentiel caché : Utilisez des termes comme « à rénover », « gros potentiel » ou « prix révisé » pour trouver des biens à valoriser.
  • Créer des alertes par polygone : Dessinez précisément votre zone de recherche idéale sur la carte pour ne recevoir que des alertes ultra-pertinentes.
  • Sauvegarder des recherches multi-critères : Combinez des critères comme le prix, la présence d’un garage, d’un foyer et le secteur scolaire pour affiner votre prospection.

En appliquant ces stratégies, vous cessez d’être un simple spectateur du marché pour devenir un acteur stratégique. C’est en maîtrisant ces outils que vous pourrez réellement trouver les perles rares avant les autres.

Pour mettre en pratique ces conseils analytiques, l’étape suivante consiste à appliquer ces filtres et ces grilles de lecture à votre propre recherche de propriété. Évaluez dès maintenant les inscriptions actuelles non pas sur leur prix affiché, mais sur leur potentiel réel et leur position dans le micro-marché.

Rédigé par Jean-François Lemieux, Courtier immobilier agréé DA au Québec avec 18 ans d'expérience, spécialiste des marchés de Montréal et de la Rive-Sud. Expert en négociation stratégique et analyse de valeur marchande, il maîtrise les subtilités des transactions sur Centris et les dynamiques de surenchère.