Publié le 15 mai 2024

La véritable richesse immobilière au Québec ne s’attend pas, elle se fabrique.

  • La plus-value « naturelle » due au marché est passive et incertaine ; la plus-value « forcée » est une stratégie active qui crée de la valeur, peu importe les cycles économiques.
  • Les stratégies clés incluent des rénovations ciblées à haut rendement, la négociation d’équité instantanée sur des successions et l’optimisation fiscale de vos gains.

Recommandation : Adoptez une mentalité de « fabricant de valeur » en analysant chaque propriété non pas pour ce qu’elle est, mais pour ce que vous pouvez la faire devenir.

Chaque investisseur immobilier au Québec rêve du scénario idéal : acheter une propriété et la voir prendre 20 % de valeur en un an, sans rien faire. Cette appréciation, que l’on nomme la plus-value « naturelle », repose entièrement sur la dynamique du marché. C’est une stratégie passive, une forme de spéculation où l’on espère que le courant nous portera. On entend souvent qu’il suffit de rénover une cuisine ou une salle de bain pour augmenter la valeur, mais cette vision est terriblement incomplète. Elle ignore le potentiel immense qui se cache derrière une approche plus active et délibérée.

Le véritable accélérateur de patrimoine ne se trouve pas dans l’attente, mais dans l’action. Il s’agit de passer d’une posture de spectateur du marché à celle d’un acteur qui en façonne une partie. C’est le concept de plus-value forcée : la création délibérée d’équité par des actions stratégiques qui transforment un actif ordinaire en une opportunité exceptionnelle, avant même que le marché n’ait eu son mot à dire. Cela va bien au-delà du simple coup de pinceau. Il s’agit d’ingénierie de la transaction, d’optimisation fiscale et d’arbitrage de valeur.

Mais si la clé de l’enrichissement rapide n’était pas de subir la vague, mais de la créer ? Cet article vous dévoilera les mécanismes concrets utilisés par les investisseurs aguerris pour fabriquer de la valeur. Nous explorerons les travaux qui génèrent un retour sur investissement supérieur à 100 %, comment dénicher des occasions en or dans les successions, pourquoi des détails comme la porte d’entrée ont un impact financier réel, et comment les stratégies fiscales et la méthode BRRRR peuvent être adaptées au contexte québécois actuel pour dynamiser votre portefeuille.

Ce guide est conçu pour vous fournir les outils et la mentalité nécessaires pour devenir un véritable stratège en création de richesse immobilière. Explorez avec nous les différentes facettes de la plus-value forcée pour ne plus jamais dépendre uniquement des caprices du marché.

Cuisine ou sous-sol : quels travaux offrent réellement un retour sur investissement de plus de 100% à la revente ?

La rénovation est souvent le premier réflexe pour forcer la plus-value, mais toutes les rénovations ne se valent pas. Alors que les Québécois ont dépensé un montant record de 22,3 milliards de dollars en rénovations en 2024, soit une hausse de 17,5 %, les investisseurs stratégiques ne suivent pas les modes, mais le retour sur investissement (ROI). Oubliez la cuisine de luxe si votre objectif est purement financier. Les travaux les plus rentables sont ceux qui répondent à des besoins criants du marché ou qui génèrent des revenus.

En 2024, trois catégories de rénovations se distinguent par leur potentiel de ROI supérieur à 100 % :

  • L’amélioration de l’efficacité énergétique : Face à la hausse des coûts de l’énergie, l’isolation, le remplacement des fenêtres ou l’installation d’une thermopompe performante sont devenus des arguments de vente massifs. C’est un investissement qui offre un double avantage : une réduction des charges pour le futur propriétaire et une valorisation immédiate du bien.
  • La création d’espaces de télétravail : La pandémie a durablement changé les habitudes. Un bureau à domicile bien conçu, lumineux et isolé phoniquement n’est plus un luxe, mais une nécessité pour de nombreux acheteurs. Transformer une chambre d’amis peu utilisée en un espace de travail fonctionnel peut créer un avantage concurrentiel décisif.
  • La conversion de sous-sol en logement accessoire : C’est la stratégie ultime de plus-value forcée. Créer une unité locative légale (bachelor, intergénérationnel) augmente non seulement la valeur de revente de manière spectaculaire, mais elle est aussi capitalisée en fonction des revenus qu’elle génère. La valeur n’est plus seulement basée sur les comparables, mais sur sa performance financière.

Ces rénovations ne sont pas cosmétiques ; elles sont stratégiques. Elles ajoutent une fonction, résolvent un problème ou créent une source de revenus, forçant ainsi l’appréciation de la propriété bien au-delà d’une simple mise à jour esthétique. L’analyse révèle que la valeur moyenne des travaux au Québec est de 34 300 $, mais en ciblant ces projets, le retour peut largement dépasser l’investissement initial.

Successions et reprises : comment trouver et négocier des immeubles avec une équité instantanée à l’achat ?

La meilleure plus-value est celle que l’on négocie avant même de posséder les clés. Les propriétés de succession ou les reprises de finance représentent un terrain de chasse privilégié pour les investisseurs cherchant à créer une équité instantanée. Ces ventes sont souvent motivées par le besoin de liquider un actif rapidement plutôt que de maximiser le prix. Pour les dénicher, une approche proactive est essentielle : utilisez le Registre foncier du Québec pour identifier les propriétés détenues depuis des décennies et développez des relations avec des notaires et des courtiers spécialisés en succession.

La négociation dans ce contexte est un art qui va au-delà du prix. Il s’agit d’ingénierie de la transaction. Proposer des solutions qui répondent aux besoins du vendeur (souvent un liquidateur de succession) peut valoir plus qu’une offre élevée. Une prise de possession rapide, le rachat du mobilier ou une structure de paiement flexible peuvent faire la différence. L’un des outils les plus puissants est la balance de prix de vente, comme le souligne l’expert immobilier Yvan Cournoyer :

La balance de prix de vente est un outil de négociation majeur dans le contexte d’une succession au Québec, où les héritiers peuvent préférer un revenu mensuel garanti à un capital immédiat.

– Yvan Cournoyer, Les Affaires – Blog immobilier

Cependant, ces opportunités comportent des risques. La clause « vendu sans garantie légale de qualité, aux risques et périls de l’acheteur » est quasi systématique. Cela signifie qu’une inspection préachat exhaustive et la constitution d’un budget pour les vices cachés potentiels sont absolument non négociables. Le rabais obtenu à l’achat doit être suffisant pour couvrir ces imprévus et tout de même laisser une marge d’équité substantielle.

Plan d’action : repérer et négocier une propriété de succession

  1. Identification des cibles : Scrutez le Registre foncier du Québec, activez des alertes sur les sites immobiliers avec les mots-clés « succession » ou « liquidateur », et réseautez avec des notaires et courtiers.
  2. Analyse préliminaire : Évaluez rapidement le potentiel de plus-value forcée (travaux, optimisation) et estimez la décote possible par rapport au marché.
  3. Approche stratégique : Contactez le liquidateur ou le courtier avec une offre qui résout ses problèmes (flexibilité, rapidité) et pas seulement la vôtre (prix bas).
  4. Due diligence rigoureuse : Mandatez un inspecteur en bâtiment réputé pour une inspection complète, en portant une attention particulière aux éléments coûteux (fondations, toiture, structure).
  5. Négociation finale : Utilisez les éléments du rapport d’inspection pour ajuster votre offre et structurez-la de manière créative (ex: balance de prix de vente) pour la rendre irrésistible.

Pourquoi peindre la porte d’entrée et soigner le paysagement peut augmenter la valeur de 10 000 $ ?

La valeur d’une propriété n’est pas qu’une affaire de chiffres et de pieds carrés ; elle est aussi profondément psychologique. C’est ici qu’intervient le concept de curb appeal, ou l’attrait de la façade. La première impression qu’un acheteur a en arrivant devant une maison est déterminante. Une porte d’entrée fraîchement peinte d’une couleur audacieuse, un aménagement paysager soigné, des luminaires modernes et une allée propre ne coûtent que quelques centaines de dollars, mais leur impact sur la valeur perçue peut se chiffrer en milliers.

Cet investissement mineur envoie un message puissant : la propriété est bien entretenue, aimée et prête à accueillir ses nouveaux occupants. Cet effet « coup de cœur » peut non seulement accélérer la vente, mais aussi justifier un prix de vente plus élevé. Des études montrent qu’une propriété avec un excellent curb appeal se démarque immédiatement de la concurrence. L’objectif est de créer une émotion positive avant même que l’acheteur ait franchi le seuil. C’est une forme de plus-value forcée accessible et rapide.

Façade de maison québécoise avec aménagement paysager soigné en toutes saisons

Comme l’illustre cette image, un extérieur impeccable, même en contexte québécois avec ses saisons marquées, crée un sentiment de qualité et de prestige. En pratique, cela se traduit par une prédisposition de l’acheteur à accepter un prix plus élevé, car il associe inconsciemment l’état de l’extérieur à l’état général de la maison. Une propriété qui se démarque visuellement peut facilement commander une prime de 5 000 $ à 10 000 $ par rapport à un comparable terne, simplement parce qu’elle a su créer le désir.

Résidence principale vs investissement : comment l’impôt vient manger 25% de votre plus-value à la vente ?

Forcer la plus-value est une chose, la conserver en est une autre. L’un des plus grands prédateurs de votre enrichissement immobilier au Québec est l’impôt sur le gain en capital. Une erreur commune est de croire que toute plus-value est taxée de la même manière. La distinction fondamentale réside dans le statut de la propriété : résidence principale ou immeuble à revenus. La vente de votre résidence principale désignée est entièrement exonérée d’impôt. C’est le cadeau fiscal le plus généreux offert aux propriétaires québécois.

En revanche, dès qu’il s’agit d’un immeuble locatif (duplex, triplex, etc.), la musique change radicalement. Au Québec, 50 % de votre gain en capital est imposable à votre taux marginal d’imposition. Pour un contribuable dans une tranche d’imposition élevée, cela peut rapidement représenter près de 25 % du gain total qui part en fumée. Par exemple, sur un gain de 100 000 $, 50 000 $ s’ajoutent à votre revenu imposable, et l’impôt à payer peut avoisiner les 25 000 $.

Cette distinction fiscale est cruciale dans votre stratégie de création de richesse. Le tableau suivant illustre clairement l’impact fiscal selon le type de propriété et son usage.

Comparaison de l’impact fiscal selon le type de propriété
Type de propriété Statut fiscal Gain imposable Impact sur 100k de gain
Résidence principale Exonéré 0% 0 $
Plex (1 logement occupé) Partiellement imposable 50% du gain sur partie locative Variable selon % occupé
Immeuble locatif complet Imposable 50% du gain total ~25 000 $ (selon taux marginal)

Toutefois, le chiffre de 25 % est une simplification. Une analyse d’un cas réel montre la nuance. Pour un investisseur québécois avec un revenu annuel de 80 000 $, la vente d’un triplex générant une plus-value de 200 000 $ crée un gain en capital imposable de 100 000 $. En appliquant les taux marginaux d’imposition combinés (fédéral et provincial), l’impôt réel à payer serait d’environ 41 500 $, soit 20,75 % du gain total. Comprendre ce calcul précis est le propre du stratège qui planifie sa sortie pour maximiser son gain net.

La méthode BRRRR (Buy, Rehab, Rent, Refinance, Repeat) fonctionne-t-elle encore avec les taux actuels ?

La méthode BRRRR (Acheter, Rénover, Louer, Refinancer, Répéter) est le summum de la plus-value forcée. Son objectif est de récupérer sa mise de fonds initiale (et parfois plus) lors du refinancement pour la réinvestir dans une autre propriété, créant ainsi une croissance exponentielle du portefeuille. Cette stratégie repose sur une hypothèse clé : la valeur après rénovation (l’ARV – After Repair Value) doit être suffisamment élevée pour que le refinancement (généralement à 80 % de l’ARV) couvre l’achat, les travaux et les frais. Mais avec la hausse des taux d’intérêt, le « R » de Refinancer est devenu plus difficile.

Alors, la méthode BRRRR est-elle morte au Québec ? Absolument pas. Elle est simplement devenue un sport pour professionnels. Elle exige plus de rigueur, une meilleure analyse et des marges de sécurité plus grandes. Le succès repose désormais sur deux piliers :

  1. Acheter avec une décote significative : L’ère où l’on pouvait payer le plein prix est révolue. L’achat doit se faire bien en dessous de la valeur marchande, typiquement via des successions ou des reprises, pour créer une équité instantanée.
  2. Contrôler les coûts de rénovation : La maîtrise des coûts est plus cruciale que jamais. Fait intéressant, des données récentes de Statistique Canada montrent une augmentation des coûts de rénovation de seulement 0,9% au Québec au premier trimestre 2025, l’une des plus faibles hausses au pays. Cela offre une fenêtre d’opportunité pour les gestionnaires de projet efficaces.
Représentation visuelle du cycle d'investissement BRRRR avec éléments architecturaux québécois

Aujourd’hui, un BRRRR réussi ne vise plus forcément à récupérer 100 % de sa mise de fonds. Récupérer 70 % à 80 % tout en conservant un immeuble optimisé avec un bon flux de trésorerie est déjà une victoire majeure. La vélocité du capital reste le principe directeur : il vaut mieux réinvestir 80 % de sa mise de fonds tous les 12-18 mois que de la laisser dormir pendant 5 ans dans une seule propriété.

Pourquoi la taxe de bienvenue coûte-t-elle plus cher pour une maison de plus de 500 000 $ ?

Dans la planification d’un achat immobilier au Québec, un coût initial souvent sous-estimé est le droit de mutation immobilière, mieux connu sous le nom de « taxe de bienvenue ». Ce n’est pas un montant fixe, mais un pourcentage du prix d’achat. Et pour les propriétés plus chères, la facture grimpe de façon disproportionnée. La raison est simple : le calcul de cette taxe est basé sur un barème progressif, un peu comme l’impôt sur le revenu. Plus la valeur de la propriété est élevée, plus le taux appliqué sur les tranches supérieures augmente.

Le pouvoir de fixer ces tranches et ces taux n’appartient pas au gouvernement provincial, mais bien aux municipalités. C’est ce que stipule la *Loi concernant les droits sur les mutations immobilières*. Chaque ville a donc son propre barème. Montréal, par exemple, a une tranche spécifique pour les propriétés de plus de 500 000 $, avec des taux qui peuvent monter jusqu’à 3 % sur la portion excédant 2 millions de dollars. D’autres villes comme Québec ont aussi des majorations pour les propriétés de luxe.

Concrètement, pour une maison vendue 450 000 $, la taxe de bienvenue sera calculée avec des taux s’appliquant sur différentes tranches (par exemple, 0,5 % sur les premiers 50 000 $, 1 % sur la tranche suivante, etc.). Mais pour une maison de 550 000 $, la tranche de valeur excédant 500 000 $ sera imposée à un taux supérieur, par exemple 1,5 % ou 2 %, ce qui fait grimper la facture totale beaucoup plus vite. Cet argent doit être prévu dans votre budget initial, en plus de la mise de fonds, car il est payable chez le notaire lors de la transaction. Un bon stratège prévoit environ 1,5 % à 2 % du prix d’achat pour couvrir ce coût et éviter les mauvaises surprises.

Maison ou condo : quel type de propriété a pris le plus de valeur depuis 5 ans ?

Le choix entre une maison unifamiliale et un condo (copropriété divise) est souvent une question de style de vie, mais pour un investisseur, c’est avant tout une question de potentiel de plus-value. Historiquement et encore aujourd’hui au Québec, les maisons unifamiliales ont tendance à s’apprécier plus rapidement que les condos. Les données les plus récentes de l’APCIQ le confirment : en 2024, au Québec, les maisons unifamiliales ont vu leur prix augmenter de 8 % contre 5 % pour les condos sur la même période.

Cet écart s’explique par plusieurs facteurs. Le principal est la rareté et la propriété du terrain. En achetant une maison, vous achetez un lot exclusif, un actif tangible qui se raréfie, surtout dans les zones urbaines. De plus, le potentiel de plus-value forcée est beaucoup plus grand pour une maison. Vous avez la liberté d’agrandir, de construire un garage, de finir un sous-sol ou d’optimiser le terrain, des actions qui créent une valeur substantielle. Dans un condo, vos possibilités sont limitées par le syndicat de copropriété et la structure même de l’immeuble.

Cette différence de potentiel se reflète dans les prix médians à travers la province, comme le montre cette analyse comparative.

L’écart de valeur est significatif dans toutes les grandes régions, comme le montre une analyse des prix médians par région.

Comparaison détaillée maison vs condo par région (2024)
Région Prix médian maison Prix médian condo Écart de valeur
Montréal 578 000 $ 408 000 $ +170 000 $
Québec 385 000 $ 270 000 $ +115 000 $
Gatineau 440 000 $ 310 000 $ +130 000 $
Trois-Rivières 331 500 $ 230 000 $ +101 500 $

En conclusion, si l’objectif principal est la maximisation de la plus-value, tant naturelle que forcée, la maison unifamiliale reste l’actif de choix pour un investisseur au Québec. Elle offre non seulement une meilleure appréciation historique, mais surtout un terrain de jeu beaucoup plus vaste pour appliquer des stratégies de création de valeur active.

À retenir

  • La plus-value forcée est une stratégie active qui offre plus de contrôle et de potentiel que la plus-value naturelle passive.
  • Les investissements les plus rentables sont souvent contre-intuitifs : efficacité énergétique, logements accessoires et ingénierie de transaction priment sur le cosmétique.
  • La fiscalité est une composante majeure du gain net ; la distinction entre résidence principale et immeuble locatif est la règle d’or à maîtriser au Québec.

Investir en immobilier locatif au Québec : est-ce encore rentable avec les taux actuels ?

La question est sur toutes les lèvres des investisseurs : avec des taux d’intérêt qui ont grimpé, l’immobilier locatif au Québec est-il encore un pari gagnant ? La réponse est oui, mais à condition d’abandonner les vieilles recettes et d’adopter une approche de stratège. L’époque où n’importe quel plex à Montréal générait un flux de trésorerie positif dès le premier jour est révolue. Pourtant, le marché des petits immeubles à revenus reste dynamique, avec un prix médian des plex au Québec atteignant 585 000 $, en hausse de 12 % en 2024 selon l’APCIQ, malgré le contexte.

La rentabilité aujourd’hui ne se trouve plus dans l’appréciation passive, mais dans une combinaison de plus-value forcée et de recherche d’opportunités dans des marchés sous-évalués. Les investisseurs avisés regardent désormais au-delà de Montréal, vers des villes comme Trois-Rivières, Sherbrooke ou Gatineau, où le coût d’acquisition est plus bas et la demande locative reste forte. Un exemple concret : un triplex à Trois-Rivières, avec un prix médian de 331 500 $, peut encore offrir un flux de trésorerie (cash-flow) positif, même avec les taux actuels, surtout après une optimisation des loyers.

Le jeu a changé. La rentabilité ne se décrète pas, elle se construit. Elle passe par l’optimisation des revenus (mise à niveau des logements pour justifier des loyers plus élevés), la gestion rigoureuse des dépenses et, surtout, l’achat intelligent. L’objectif n’est plus seulement le cash-flow mensuel, mais la création d’équité à long terme par le remboursement du capital et la plus-value forcée. Investir en 2024 demande plus de travail, plus d’analyse, mais les récompenses pour ceux qui maîtrisent ces stratégies restent substantielles.

En définitive, la question n’est plus de savoir si le marché va vous enrichir, mais comment vous allez forcer le marché à le faire. Pour votre prochain projet, ne vous demandez pas « combien le marché va monter ? », mais plutôt « comment puis-je fabriquer 15 % de valeur sur cet actif dans les 18 prochains mois ? ». C’est ce changement de mentalité qui sépare le spéculateur de l’investisseur stratégique et qui bâtit les véritables fortunes immobilières.

Questions fréquentes sur la création de valeur immobilière au Québec

Comment repérer les propriétés de succession au Québec?

Pour trouver ces opportunités, utilisez le Registre foncier du Québec en ligne afin d’identifier les propriétés détenues depuis de longues périodes. Il est aussi très efficace de collaborer avec des notaires et des courtiers immobiliers qui sont spécialisés dans les dossiers de succession.

Quels sont les risques spécifiques aux propriétés de succession?

Le risque principal est la clause « vendu sans garantie légale de qualité », qui est très fréquente dans ces transactions. Cela vous impose de réaliser une inspection préachat extrêmement rigoureuse et de prévoir un budget additionnel pour couvrir d’éventuels vices cachés qui ne seraient pas couverts.

Comment approcher un liquidateur de succession?

L’approche doit être axée sur la résolution de problèmes. Proposez des solutions flexibles qui vont au-delà du prix, comme une prise de possession très rapide, le rachat de certains meubles, ou une structure de paiement créative. Ces éléments peuvent créer plus de valeur pour le vendeur qu’une simple offre monétaire plus élevée.

Rédigé par Isabelle Côté, Investisseuse immobilière active détenant un parc de 60 logements et consultante en gestion locative. Spécialiste de la rentabilité des plex, des lois du Tribunal administratif du logement (TAL) et de l'optimisation fiscale immobilière.